Brève
histoire de l'élevage en Argentine
Périodes
L'Argentine doit son progrès, en grande mesure, au développement
de l'élevage. La formation des structures de la société
et de l'économie du pays a été intimement liée
aux différentes et successives étapes de ce développement.
Horacio Giberti écrit :
"L'élevage transforme la terre inhospitalière
de Buenos Aires en centre producteur de richesses.
Cette évolution rend inadaptée l'étroite
structure coloniale, détermine l'indépendance
politique, impose de nouvelles formes de production, façonne
les régimes de gouvernement et finit par aider au développement
de sa partenaire, l'agriculture, en cherchant à produire
de meilleures viandes". |
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Il décrit six périodes :
"L'histoire de l'élevage commence avec l'introduction
des premiers animaux et leur diffusion, volontaire et involontaire,
à travers le pays. A la faveur de la reproduction naturelle,
qui commence à peupler généreusement la région
de la "Pampa", ont lieu les premières "vaquerías",
c'est-à-dire les expéditions dans les vastes plaines
en vue de la capture d'animaux sauvages, appelés "cimarrones"
dans la terminologie locale.
Le commerce légal, ou clandestin, de cuirs et peaux fait
croître la demande et valorise les troupeaux; c'est alors
que l'on voit apparaître les "estancias"
coloniales, grandes propriétés agricoles destinées
à l'élevage, où l'on pratique le "rodéo"
et des systèmes d'exploitation agricole plus adaptés.
Le "saladero", abattoirs
où l'on sale ensuite la viande, introduit des modifications
substantielles dans ce système avec les "invernadas"
(pâturages d'hiver et première subdivision des travaux
d'élevage) d'une certaine envergure et élargit les
horizons de cet élevage.
L'introduction du mérinos,
pourvoyeur de laines pour l'industrie textile européenne,
entraîne le déplacement des élevages de bovins
vers des régions plus marginales. C'est le frigorifique
qui, permettant l'envoi de viandes fraîches vers des marchés
d'outre-mer, rétablira les anciennes priorités; c'est
le retour des bovins vers de meilleures terres et le départ
des ovins vers des régions périphériques.
Chacune de ces étapes marque un moment économique,
avec ses caractéristiques propres et bien définies,
laissant de profondes empreintes dans la vie nationale".
1.
Introduction et diffusion du bétail à travers le pays
(jusqu'en 1600).
Don Pedro de Mendoza, le premier fondateur de la ville de Buenos
Aires, introduisit en 1536 les premiers 72 chevaux. Cinq ans plus
tard, les premiers habitants de la ville, contraints de partir en
raison des attaques répétées des indiens, laissent
sur place 5 juments et 7 chevaux. Ces animaux, se reproduisant en
liberté, sont à l'origine de la formation de troupeaux
de milliers d'animaux sauvages (appelés "baguales").
Les indiens apprirent à les domestiquer, ce qui leur permit
de disposer d'un "nouvel et formidable moyen de déplacement
et de combat". Leur viande et leur peau furent également
mis à profit. Ces "baguales" se sont merveilleusement
bien acclimatés à l'habitat local; ils sont les ancêtres
de ce que nous appelons des siècles plus tard le cheval "criollo",
la race typique du pays.
Dans son livre de 1774, "Description de la Patagonie"
le père jésuite Tomás Falkner témoigne
de gigantesques troupeaux de ces chevaux sauvages (baguales) parcourant
les vastes étendues de la "pampa". "Les chevaux
sauvages n'appartiennent à personne, et les énormes
troupeaux parcourent ces vastes plaines... Course contre le vent,
ils vont d'un endroit à un autre. Lors d'un voyage que je
faisais en 1744 dans ces contrées pendant trois semaines,
leur nombre était tellement excessif que nous avons été
complètement encerclés pendant 15 jours. Parfois,
ils passaient à toute allure, par là où nous
étions, pendant deux ou trois heures d'affilée, sans
discontinuer; nous avons difficilement réussi, les quatre
indiens qui m'accompagnaient alors et moi-même, à quitter
ces parages sans nous faire écraser et déchirer en
mille morceaux ..."
Les premiers bovins furent introduits par Don Juan de Garay, second
fondateur de Buenos Aires en 1580, qui les ramena d'Asunción
del Paraguay Comme pour les chevaux, les premiers animaux à
vivre en liberté ont été à l'origine
d'immenses troupeaux sauvages ("cimarrones") qui émerveillèrent
tous les voyageurs de l'époque. Le naturaliste Félix
de Alzaga estime à 48 millions le nombre de ces animaux vivant
au début du XVIIIème siècle sur les actuels territoires
du littoral argentin et de l'Uruguay.
2.
La chasse et les grands troupeaux (les "vaquerías")
(1600-1750).
Lors de la première période coloniale, l'élevage
consistait essentiellement en la chasse et l'abattage de bétail
sauvage ("criollo").
La "chasse" de ces animaux fut appelée "vaquería"
: un groupe d'hommes, bons cavaliers, se réunissait pour
sortir en plaine, avec leurs meutes de chiens, à la recherche
de bétail sauvage. Une fois les troupeaux repérés,
ils les encerclaient, aidés en cela par les chiens. En maniant
une longue canne avec un élément tranchant attaché
au bout (appelé "desjarretadero", coupe-jarrets),
il leur coupaient les tendons des pattes. Les animaux ainsi immobilisés
à terre, les hommes revenaient à cheval pour les abattre,
et prendre leur peau, leur graisse et leur langue. Tout le reste
était laissé sur place, servant d'alimentation aux
très nombreux chiens sauvages et autres prédateurs
rôdant en plaine. Une autre forme de "vaquería"
consistait à les capturer vivants par rodéo et les
sacrifier ensuite.
Dans un premier temps, ces "vaquerías"
n'étant pas réglementées, l'abattage d'animaux
devint excessif.
Le père jésuite Pedro Lozano, assista en 1752
à l'une de ses insolites "chasses" en pleine
"pampa".
Il en témoigne en ces termes : "J'ai vu également
tuer en quelques jours plus de deux mille veaux et taureaux
pour ne prendre que la graisse et le cuir; le reste de la viande
était laissé à l'abandon dans les champs..." |
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Le personnel employé pour ces travaux étaient des
gens de "vie douteuse", dans leur majorité des
gens poursuivis par la justice. Ils furent appelés "gauchos",
ou "guachos", ou "gauderios" ou "changadores"
(porteurs). L'existence du "gaucho" est liée au
développement de ces gigantesques troupeaux d'animaux en
liberté ou sauvages ... Chevauchant les animaux capturés
en plaine, ils s'alimentaient en tuant du bétail à
discrétion; ainsi, le "gaucho" était libre
et pouvait vivre presque sans travailler."
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3.
L'"estancia" coloniale (la grande propriéte agricole
ou d'élevage)
(1750-1810).
L'exportation, légale ou illégale, des cuirs et des
peaux, et donc la prise de valeur de ces éléments,
amena à une disparition progressive du bétail sauvage
pour favoriser l'installation d'établissements d'élevage
("estancias") où la domestication et exploitation
du cheptel se faisait de façon plus ordonnée.
La nécessité de disposer de plus de terres pour cette
activité d'élevage rendit impérieurse la conquête
des territoires occupés par les indiens qui, de leur côté
et en raison justement de la diminution des troupeaux sauvages,
attaquaient de plus en plus fréquemment ces établissements
pour voler des animaux et des femmes (ces attaques étaient
appelées "malones")
L'attitude des propriétaires terriens ("estancieros")
change également vis-à-vis des "gauchos",
perçus de plus en plus comme des vagabonds de la campagne
qui abattaient des animaux ne leur appartenant pas. Le "gaucho"
commence alors à être persécuté. Il est
enrôlé de force dans l'armée et envoyé
combattre l'indien. Parfois, pour échapper à ce destin,
les "gauchos" partaient d'eux-mêmes vivre chez les
indiens, dans leurs "tolderías" (campements). José
Hernandez évoque ces histoires dans son livre "Martin
Fierro". Par extension, on appelle aujourd'hui "gaucho"
tout employé d'établissement agricole habile dans
les activités de la campagne.
4.
Le "saladero" (abattoirs où la viande était
ensuite salée en vue de sa conservation (1810-1850).
Les animaux étaient abattus essentiellement pour leur cuir;
la viande n'avait pas alors de valeur commerciale. Des témoignages
d'époque nous rappellent que "l'abattage ne se faisait
que pour manger le "matambre", c'est-à dire la
viande entre les côtes et la peau. D'autres fois , ils ne
tuaient les animaux que pour manger la langue, qui était
alors grillée au feu de bois ("rescoldo"). Ou encore
pour les os à moelle, qu'ils mangent avec des petits bâtonnets;
ils s'alimentent de ces admirables substances. Une fois rassasiés,
ils abandonnent le reste."
Dans les abattoirs de la ville de Buenos Aires, une fois la journée
de travail terminée, "à l'heure des prières",
on distribuait de la viande aux pauvres, car "le volume de
l'abattage était très supérieur aux besoins
de la population, et n'avait d'intérêt que pour le
cuir". L'abondance de viande était tellement grande
dans cette ville que souvent les carcasses tombées des chariots
n'étaient relevées ni par les producteurs qui les
amenaient sur le marché, ni par les indigents, et ce, pour
ne pas prendre le travail de les transporter."
A l'époque de la colonie, la méthode du salage est
introduite en vue de valoriser ces immenses stocks de viande inutilisée.
Cette méthode consistait à immerger pendant près
d'un mois des morceaux entiers de viande dans de la saumure, et
à les retirer ensuite pour les stocker dans des tonneaux,
entre des couches alternées de sel.
Ces produits auraient pu servir à l'alimentation des esclaves
du Brésil et de Cuba, ainsi qu'aux équipages des navires
de l'Armée Royale Espagnole. Une demande d'autorisation fut
introduite auprès du Roi d'Espagne, afin de concrétiser
le projet, mais l'administration coloniale "comme il était
courant à cette époque, était victime à
la fois de la paperasserie et de l'incurie des fonctionnaires".
L'aprovisionnement de viande salée pour les esclaves du Brésil
et de Cuba n'a trouvé son essor qu'après 1810, date
de l'indépendance du pays et de la fin du monopole exercé
auparavant par l'Espagne.
Les premiers "saladeros" furent installés par des
capitaux anglais. Leur développement fut si rapide, qu'en
très peu de temps, la valorisation des produits entraîna
des problèmes d'approvisionnement dans la ville de Buenos
Aires.
Les grands propriétaires sont de la sorte devenus le principal
facteur de pouvoir en Argentine. "Ces grands propriétaires
constituent une classe économique et sociale qui détient
l'essentiel du pouvoir et qui tend insensiblement vers la formation
et le maintien d'une oligarchie politique. La législation
et toute l'administration publique subissent leur influence et servent,
de façon plus ou moins dissimulée, leurs intérêts"
(Quelques aspects d'une réforme agraire en Argentine",
Tomás Amadeo, 1936).
L'industrie de la viande boucanée ("charque", "tasajo")
ou séchée ("cecina") a connu, pendant une
longue période au cours du XIXème siècle, une
croissance soutenue. Ces produits, destinés initialement
à l'alimentation des esclaves, sont par la suite devenus
la base de plusieurs plats nationaux dans divers pays d'Amérique
latine : la "feijoada" au Brésil, le "Pabellón"
au Vénézuela, le "moros et cristianos" cubain,
la "ropa vieja" en Colombie.
La décadence des "saladeros" s'amorce en 1876.
Le bateau "Le Frigorifique" arrive alors à Buenos
Aires pour effectuer la première expérience argentine
d'exportation de viande en chambre froide. Charles Tellier, ingénieur
français, mit au point un système qui permettait la
conservation et le transport de viande à une température
de 0°. C'est ce dispositif qui a marqué le décollage
de l'Argentine en tant que pays exportateur.
En 1908, à Paris, le Premier Congrès International
du Froid, déclara Charles Tellier bienfaiteur de l'humanité
et lui décerna le titre de "Père du Froid".
N'ayant pu profiter commercialement de sa découverte, il
mourut dans la misère, en 1913, à Paris. Son idée
fut ensuite mise en oeuvre par des capitaux anglais, avec la constitution
de flottes de bateaux frigorifiques.
Les "saladeros" ont coexisté un certain temps avec
cette nouvelle industrie mais ont fini par disparaître rapidement
: "Ainsi, en 1887, les viandes salées représentaient
48 % du volume total des exportations, alors que celui des viandes
congelées n'atteignait encore que 19 %. En 1900, ces dernières
dépassaient pour la première fois les embarquements
de viandes en provenance des "saladeros". En 1908, la
différence était énorme : 174.563 tonnes de
viande congelée contre seulement 6.650 tonnes de viande salée."
5.
La "mérinisation" et la clôture des champs
(1850-1900).
Comme l'Espagne détenait le monopole d'élevage de
Merinos, il était interdit de les élevées à
des fins d'exploitation commerciale dans les colonies.
Cette situation change en 1810 avec l'independance.
L'Angleterre, alors en pleine Révolution Industrielle et
avec un besoin croissant d'approvisionnement en laine pour son industrie
textile naissante, supprima les droits de douane. Ceci provoqua
un "boom ovin" et un effort d'amélioration des
races en vue de l'obtention de laines de meilleure qualité.
Résultat : la progression des exportations fut impressionnante.
"En 1850, 7.681 tonnes de laine exportées, volume qui
était déjà cinq fois supérieur à
celui des décennies précédentes ; en 1855,
ce volume passe à 12.455 tonnes de laine exportées
pour grimper encore, trois ans plus tard, à 18.950 tonnes.
En 1875 les cargaisons représentaient 90.720 tonnes. En l'espace
de 25 ans, les exportations avaient été multipliées
par mille !
Conséquences de ce processus:
* La valeur des exportations d'ovins réussit à dépasser
celle des bovins; les meilleures terres furent par conséquent
consacrées à l'élevage de moutons et l'élevage
de bovins fut écarté vers des régions plus
éloignées.
* Il se produisit un phénomène analogue à celui
de la "fièvre de l'or" en Californie (Carlos Lemé,
1894). En voyant que les premiers exploitants à se consacrer
exclusivement à l'élevage de motouns (Anglais, Ecossais
et Irlandais), s'enrichissaient en travaillant moins, nombreux furent
ceux qui, voulant suivre leur exemple, prirent le même chemin
et déclenchèrent un véritable exode vers la
campagne.
* L'utilisation des clôtures métalliques se généralisa,
car elle facilite la gestion et l'exploitation. Il faut moins de
personnel pour la réalisation des mêmes tâches.
* La généralisation des clôtures sonna le glas
du "gaucho" primitif, qui vivait et circulait librement
à travers les champs.
* L'élevage de moutons entraîna une densité
croissante de la population dans les campagnes. Contrairement à
l'élevage des bovins, celui des moutons ne nécessite
pas de grandes extensions de terrains. "Aux champs de milliers
d'hectares consacrés aux bovins s'opposent désormais
des établissements modestes, de 200 ou 300 hectares, suffisants
pour l'élevage des bêtes à laine".
"Le point culminant de
ce processus de développement de l'élevage de
moutons fut atteint en 1895 : 74 millions d'animaux pour une
exportation de 41.812 tonnes de viande congelée (contre
1.587 de viande bovine) et 186.548 tonnes de laine."
Les races actuellement prédominantes sont, par ordre
d'importance, la "Corriedale" (laine fine), le "Mérinos
Australien" (laine très fine), la "Rommey Marsh"
(laine moyenne) et, nettement moins nombreuses, la "Lincoln"
(grosse laine), l'"Idéal" (laine fine) et la
"Hampshire Down", la seule race à viande, utilisée
pour les croisements. |
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6.
Les frigorifiques (et l'amélioration de l'élevage)
(à partir de 1900)
Un journal français décrivait ainsi le premier embarquement
de viande congelée arrivé au port de Rouen (France)
: "La viande aujourd'hui en vente a souffert du voyage pendant
cent dix jours; au moment de sa consommation à Paris, elle
aura déjà cent vingt jours de conservation. Elle est
absolument fraîche et rouge comme si les animaux n'avaient
été abattus qu'avant-hier. En voyant sortir des cales
cette grande masse de viande propre, appétissante, couverte
d'une grosse graisse blanche ininterrompue et, ensuite, les coupes
de morceaux rutilants, il se produisit en nous un véritable
enthousiasme ... Nous n'espérions pas tant !"
C'est à partir de ce moment que les installations frigorifiques
commencent peu à peu à remplacer les "saladeros".
Ces frigorifiques, propriété de capitaux anglais,
se sont en grande partie installés dans la proche banlieue
de Buenos Aires.
La demande européenne de viande de meilleure qualité
entraîna une amélioration de l'élevage. La viande
exportée jusqu'alors provenait d'animaux rustiques de la
race locale ("criolla"), descendante
des animaux introduits par les Espagnols, bien adaptés au
pays mais de faible rendement qualitatif et quantitatif.
L'importation des premiers Shorthorn, suivie
rapidement par celle d'animaux de races Hereford
et Aberdeen Angus, date de 1884.
D'autres races furent introduites ultérieurement dans le
pays, mais ces trois premières plus haut mentionnées
ainsi que les françaises Charolais
et Limousin, et les vaches à lait
"Hollando-Argentines", dérivées
de la Friesland hollandaise, restent les plus importantes dans les
élevages argentins.
Les processus de "métissage" avec la race locale
(criolla) a été encouragé par l'Institut National
de Technologie Agricole (INTA) afin de combiner les qualités
des races européennes avec celles de la race locale, bien
adaptée au pays depuis 500 ans (la sélection naturelle
dota ce bétail d'une peau épaisse mais flexible et
mobile, avec de nombreux plis au niveau du cou, ce qui facilite
la thermorégulation", M. Fernandez Alt).
En l'espace de onze ans seulement (selon le recensement de 1895),
le pourcentage de bétail local s'est réduit de 50
%. Il ne représentait en 1908 que 8,7 % du cheptel d'origine.
Les études des croisements de races ("embreeding")
de bovins sont très importantes en Argentine. Les éleveurs,
assistés par l'"INTA", essayent d'obtenir des animaux
adaptés aux différents sols et climats du pays.
Ces études sont à l'origine de nouvelles races de
bovins, comme le Brangus ou Braford, croisement de Brahman (zébu)
et d'Angus ou de Hereford. L'introduction de ces races permet un
élevage efficace en zone tropicale ou subtropicale proche
du Brésil. Les Angus ou Hereford, apportent de la qualité
aux viandes rustiques du Brahman, qui supporte mieux les températures
élevées, l'humidité et l'abondance de parasites.
Le croisement d'animaux de race limousine avec des Aberdeen Angus
est à l'origine de la race appelée Limangus.
L'actuel cheptel de bovins compte 54 millions de têtes. Environ
50 % de cette population est élevée dans la région
de la "Pampa" humide, région de plaines, de climat
humide et sub-humide. Le système d'élevage le plus
répandu est connu sous le nom de "grassland farming"
: les cycles de cultures agricoles alternent avec les pâturages,
qui non seulement fournissent l'alimentation des bovins, mais également
restructurent et fertilisent les sols.
Bibliographie
:
"Historia económica de la ganadería argentina",
de Horacio C.E. Giberti. Ed. Solar Buenos Aires , 1981.
"Biographie de la Pampa", de Ricardo Luis Molinari Editions
d'Art Gaglianone, Buenos Aires 1987
"Art Rural", de Mariano Fernández Alt. Editions
Larivière, France, 1995.
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