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Extraits
de "La viande, un aliment de haut niveau", publié
par le CIV (Centre dInformation des Viandes)
64 rue Taitbout 75009 Paris
Viande et protéines
Les protéines étant essentielles à la performance
musculaire, on devra mettre à la disposition de son organisme,
les éléments constitutifs de celles-ci : les acides
aminés. Sur les vingt acides aminés existants, huit
devront impérativement provenir de l'alimentation car l'organisme
ne sait pas les fabriquer. Ils sont dit essentiels ou indispensables.
Ceux-ci seront issus de la digestion des protéines alimentaires.
Il existe des milliers de protéines, différentes par
leur composition en acides aminés. La richesse et l'équilibre
en acides aminés essentiels des protéines définissent
leur qualité biologique.
En raison de leur richesse et de leur équilibre en acides
aminés essentiels, les protéines animales ont un intérêt
majeur dans l'alimentation et sont supérieures aux protéines
végétales.
A ce titre, la viande, trop souvent mise à l'écart
auparavant, retrouve ses lettres de noblesse.
Les protéines végétales sont carencées
en un ou plusieurs acides aminés essentiels. C'est notamment
le cas des céréales, qui ne pourront couvrir à
elles seules les besoins protéiques de l'organisme.
Leur déficience sera efficacement compensée par un
apport conjoint de protéines animales.
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| Calcul
du besoin quantitatif en protéines* |
| Poids
corporel en kg |
50 |
55 |
60 |
65 |
70 |
75 |
80 |
85 |
| Besoin
protéique par jour en g |
75 |
83 |
90 |
98 |
105 |
113 |
120 |
128 |
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*sur la base de 1.5g de protéines/kg de poids corporel/jour
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| Exemples
d'apport en protéines pour des portions de différents
aliments |
| Protéines
animales |
Protéines
végétales |
| Faux-filet 100 g |
28.1 g |
Pâtes cuites 300 g |
12.3 g |
| Oeufs (2 oeufs) |
11.2 g |
Lentilles 150 g |
11.4 g |
| Lait 250 g |
8 g |
Petits poids 200 g |
9.4 g |
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source CIQUAL 91
Viande et fer
Le fer, entrant dans la constitution des globules rouges via l'hémoglobine,
contribue aux mécanismes d'oxygénation. Il fait partie
des minéraux perdus en quantités importantes à
l'effort notamment dans la sueur, dans les urines et dans les selles.
La viande rouge, et plus spécialement le buf, est l'aliment
recommandé pour couvrir les besoins en fer, notamment d'un
sportif (2 à 5 mg de fer /100 g de viande).
Chez le sportif, on estime que les besoins en fer sont couverts
par un apport alimentaire de 25 mg / jour pour une femme et de 18
mg / jour pour un homme.
100 g de viande de buf couvriront respectivement entre le
cinquième et le tiers de leurs besoins journaliers.
Si la viande rouge est riche enfer, c'est la qualité de ce
dernier qui le différencie du fer des végétaux.
En effet, ce fer est essentiellement présent sous forme héminique,
l'unique forme bien assimilée par l'organisme. En outre,
la viande facilite labsorption du fer non héminique
(fer des végétaux).
Doù lintérêt du steak avec les épinards...
Viande et zinc
Le zinc est particulièrement important car il intervient
:
- dans les mécanismes de synthèses protéiques,
- dans le métabolisme glucidique.
Une carence modérée en zinc entraîne une diminution
de la capacité à l'effort.
Les principales sources alimentaires de zinc sont les viandes, les
produits laitiers, les oeufs et les féculents.
Le zinc des produits carnés a l'avantage d'être particulièrement
assimilable.
Viande et acide urique
L'exercice musculaire entraîne une augmentation de la production
d'acide urique (déchet azoté). Les aliments riches
en protéines (comme la viande, rouge ou blanche), c'est-à-dire
riches en composés azotés ont souvent fait l'objet
de rejets, dans 1"hypothèse où ils provoqueraient
une importante augmentation de la production d'acide urique. Or,
des études récentes ont permis de lever ces craintes.
Elles mettent en évidence que dans le cadre d'un repas post-effort,
la consommation de protéines sous forme de viande rouge n'augmente
pas la production d'acide urique.
Viande et lipides
La teneur en graisses des viandes a été longtemps
surévaluée. Pourtant, les morceaux de boeuf couramment
consommés contiennent moins de 10% de lipides. Très
nombreux sont ceux au-dessous de 5% de lipides (exemples jarret
de buf, rumsteck, tende de tranche...
En outre, on associe souvent "acides gras saturés"
(accusés de faire augmenter le taux de cholestérol)
et "produits carnés".
Pourtant, les acides gras saturés représentent toujours
moins de 50 % des lipides totaux d'un morceau de viande bovine ou
ovine. Ils sont donc minoritaires.
NB Noublions pas quune part de quiche de 100 g apporte
26.2 g de lipides pour 11.6 g de protéines, quand 100 g de
rosbif apportent au total 3.4 g de lipides pour 26 g de protéines.
Viande et vitamines
Par leur apport en vitamines du groupe B (BI, B2, B3 ou PP, B5, B6),
les viandes bovines et ovines participent à la satisfaction
des besoins vitaminiques augmentés du sportif. Ce sont plus
particulièrement d'excellentes sources de vitamine B12, qui
contribue à la constitution des globules rouges. Une portion
de 100 g de buf ou d'agneau couvre au moins 50 % des apports
recommandés pour cette dernière.
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